Grossesse: vision d’un père

Aujourd’hui, on recommence le décompte d’une semaine avant l’arrivée de Charles-Antoine (lire: Décompte: 7 jours). Déjà 38 semaines et demi que nous attendons son arrivé; c’est long une grossesse, mais en même temps, ça passe tellement vite!

Dernièrement, quelqu’un, une femme évidemment, m’a fait remarquer sur Twitter que mes billets portant sur la grossesse de ma copine étaient intéressants puisque je partageais  ma vision en tant que futur père.

Pour ce billet, j’ai décidé de vous parler de mon « implication » dans la dernière année!

Ça fait déjà 13 mois que le « projet bébé » est commencé. La première partie, la plus agréable évidemment, est de « faire » ce fameux bébé là! Par la suite, il faut attendre la journée où le test dira enfin que « on ne tire pas à blanc ». Nous avons été chanceux, en moins de 2 mois, c’était réglé. J’imagine la déception des couples qui essaient et essaient de mois en mois pour se rendre compte que ça ne fonctionne pas… Il y a quand même un petit stress lorsqu’elle fait le test. On a beau se dire qu’on est pas pressé, mais en même temps, on souhaite tellement que ça marche rapidement.

Alors, c’est à la fin janvier 2011 que nous avons appris une première fois que Cynthia était enceinte. Vous allez sûrement allumer que bébé devrait déjà être avec nous. Et bien, avant que Charles-Antoine s’installe confortablement dans le ventre de ma copine, il y a eu un petit intrus… un œuf clair! Donc, petite déception en cette journée de février ou l’on a appris qu’il n’y avait pas vraiment de bébé en route.

Ce n’était que partie remise moins de 2 mois plus tard, et pour de bon cette fois-ci. Pourquoi je vous compte tout cela? Parce que c’est cette journée de février qui a beaucoup influencé ma façon de voir la grossesse.

J’étais tranquillement au travail lorsque mon cellulaire a sonné. Comme elle n’avait pas l’habitude de m’appeler pendant les heures de classe, je me doutais que quelque chose clochait. C’était ma copine, avec une voix qui ne laissait pas de doute sur son état, qui me disait que quelque chose n’allait pas. Accompagné de ma mère, elle se rendit à l’hôpital pour se faire dire, après une échographie, qu’il n’y avait pas vraiment de bébé dans son ventre, que c’était en fait ce qu’on appelle un œuf clair. Autrement dit, qu’on venait de « perdre notre bébé »…

J’étais en revenant du boulot en auto lorsqu’elle m’appela pour me faire ce compte-rendu. Ce jour là, j’ai tellement trouvé longue la route de retour à la maison ou elle m’attendait maintenant…

Je me suis promis que, dans le meilleur des cas, malgré les aléas de la vie, je ne la laisserais pas vivre une autre journée seule de la sorte. Que je serais présent, le plus possible, à tous ses rendez-vous, visite à l’hôpital, échographie, etc.

Dans notre cas, avec la situation que vous connaissez (lire: Un bébé pour Noël), je crois que ce fut la meilleure et la seule décision que je pouvais prendre. Je peux dire que je n’ai raté qu’une seule prise de sang dans les 8 derniers mois. Et Dieu sait que nous en avons eu des rendez-vous… Au moment d’écrire ces lignes, nous en sommes à une quinzaine d’échographie, plusieurs rencontres avec gynécologue, cardiologue-pédiatre, généticien, néonatalogiste, obstétricien, et j’en passe…

Je suis chanceux d’avoir pu être présent à ces rencontres. Je sais que plusieurs futurs papas auraient aimé pouvoir accompagner leur conjointe à ce point mais que le travail et autres occupations font en sorte que ce n’est pas possible.

Je crois que ma copine a apprécié ma présence. Je ne peux rien faire physiquement pour l’aider à porter bébé, mais je suis certain que mon support moral l’a aidé à bien des égards.

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Une réflexion sur “Grossesse: vision d’un père

  1. Lorsque tu as parlé de l’attente suite au test, de savoir si oui ou non, le test sera positif, ça m’a fait penser à mon premier test de grossesse! Alors que je ne m’attendais tellement pas qu’il soit positif, je faisais le test simplement pour m’assurer que je pouvais fêter avec tout le monde les 50 ans à mon père! Mon cousin de Montréal était justement en visite à la maison. Il était en train de dîner avec mon chum, et moi je me préparais pour la fête! Sans le dire, j’ai fait le test. Lorsque j’ai constaté qu’il était positif, j’étais tellement énervée, que je suis allée dans la salle à manger, et je leur ai exposé mon test en hurlant! Ce que je n’avais pas constaté, c’est que je tenais fièrement mon test au-dessus de leur assiette pour qu’ils voient comme il faut le petit « + »!!!!! C’est une anecdote qui est restée longtemps!!!

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