Vie de papa: accident et fermeture d’école

Ce matin, une question était dans toutes les chaumières du grand Rimouski, est-ce qu’il y aurait de l’école.

Vers 6h30, plus d’une heure après mon réveil, j’apprenais que les écoles étaient ouvertes pour la journée. La neige continuait à tomber à plein ciel, il y avait une trentaine de centimètres de belle poudreuse dans ma cour, mais je me disais que ça serait surement correct sur le chemin malgré l’avertissement de tempête toujours en vigueur sur le secteur.

Déjà, cette décision de garder les écoles ouvertes était contestée sur les réseaux sociaux. J’ai d’ailleurs lu plusieurs commentaires adressés directement au DG de la CS sur Twitter à cet effet.

Donc, vers 7h15, nous avons pris la route pour le Bic après avoir laissé bébé à la garderie.

En chemin, nous apprenions que les commissions scolaires à l’ouest (secteur Rivière-du-Loup) et à l’est (secteur Matane) étaient fermées. Et puis, à la grande surprise, on annonçait que le Cégep de Rimouski, qui ne ferme pratiquement jamais, était fermé jusqu’à nouvel ordre. Les animateurs radios étaient plutôt stupéfaits face à ce qui doit être une première des vingt dernières années soit que les écoles primaires et secondaires du territoire sont ouvertes alors que le Cégep est fermé.

À ce moment, je me doutais que le reste du chemin serait plutôt hasardeux puisque nous empruntions l’autoroute 20.

Après de longues minutes blanches, à rouler tranquillement, et après avoir vu plusieurs sorties de route, nous arrivions sains et saufs à l’école. C’est dans ces moments que je suis heureux d’avoir une voiture avec traction intégrale et d’excellents pneus d’hiver.

Mais, ce n’était que partie remise.

Au retour, alors que nous reprenions la route vers la maison, la neige n’avait guère cessé de tomber.

En reprenant l’autoroute 20, on annonçait à la radio qu’un accident perturbait la circulation un peu plus loin sur l’autoroute. Je m’attendais donc à devoir prendre une sortie pour faire un détour « en ville » pour aller vers chez moi.

Comme de fait, arrivé à la hauteur d’une des sorties, une voiture de police était au milieu de l’autoroute (je vous rappelle qu’ici, nos autoroutes se résument en deux voies qui se rencontrent) faisait signe aux automobilistes de se diriger vers la bretelle de l’autoroute. Je commençai donc à ralentir (déjà que ça n’allait pas trop vite).

En jetant un coup d’oeil à la voiture qui me suivait (qui me suivait de très très près justement depuis quelques kilomètres), j’ai rapidement compris que celle-ci ne parviendrait pas à ralentir pour me suivre…

Tel un missile, elle (c’était une femme au volant) s’est mise à glisser en la direction de mon parechoc arrière…

Je n’ai eu le temps que de lâcher le frein pour éviter un trop gros contact en espérant que la voiture en arrière me pousserait légèrement en accotant mon derrière de voiture, de lâcher un « shit » et BANG… elle venait d’enfoncer tout le derrière, côté passager de ma voiture.

Après l’impact, je me suis retrouvé à la hauteur du policier qui déviait le trafic. Je n’ai donc eu qu’à arrêter et lui dire que je venais de me faire rentrer dedans et qu’il avait été chanceux d’une certaine façon que je puisse contrôler ma direction après l’impact parce que j’aurais bien pu le percuter.

Pendant notre discussion entre le policier et moi (parce que la dame, surement très gênée de sa conduite pas vraiment adaptée aux conditions hivernales de tempête qui sévissaient, n’a pas dit un mot), il m’a avoué que ça avait été une vraie journée de fou pour eux. En passant, je leur lève mon chapeau.

Après plusieurs minutes d’attente, nous pouvions finalement reprendre la route parce que la tôle froissée sur ma voiture n’empêchait pas la conduite de celle-ci.

Ça m’amène une petite réflexion.

Ce matin, la direction de ma commission scolaire a pris une décision controversée en demeurant les écoles ouvertes sur notre territoire. Controversée dans le sens qu’elle a suscité plusieurs réactions plutôt vives sur les réseaux sociaux.

Je me garde bien de partager mon opinion sur le sujet, ne voulant pas parler à tort (ou raison) contre mon employeur.

Mais, ça me fait quand même me demander ce qui serait arrivé si ça avait été un autobus plein d’enfants de 5-12 ans qui avait fait un accident plutôt que les deux profs que nous sommes…

Je n’aimerais pas être celui qui prend la décision de fermer ou de garder ouvertes les écoles certains jours. Peu importe la décision, elle sera saluée par certains et décriée par d’autres.

Reste que ce matin et ce soir, c’était probablement une des pires journées à être sur la route de l’hiver.

Et finalement, à vous chère dame, adaptez dont votre conduite en ne suivant pas de si près lorsqu’il fait un temps de cul. Vous avez mis bien des gens en danger par votre façon de conduire et, heureusement, il n’y a que de la tôle de froissée et un léger mal de cou pour moi et ma copine.

Comptez-vous chanceuse que j’ai préféré réciter l’évangile et évoquer tous les sains dans ma voiture plutôt que de vous dire ma façon de penser. De toute façon, je pense bien que mon regard voulait tout dire…

bonhomme_neige

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4 réflexions sur “Vie de papa: accident et fermeture d’école

  1. vraiment pas agréable! Peux tu croire que dans Lanaudière, lorsque les écoles sont fermées, elles sont ouvertes pour le personnel? Nous devons nous y rendre ou sinon prendre une journée maladie dans notre banque! trop dangereux pour les élèves mais pas pour le personnel… Comme quoi les décisions peuvent tellement être biz…

  2. C’est souvent ça, les gens n’adaptent pas leur conduite, c’est ce qui est dangereux, faut conduire pour tout le monde… Heureusement pour vous rien de grave, mais je ne suis
    pas d’accord à laisser des enfants dans le transport scolaire lors de tempête comme on a connu … Joyeuses Fêtes à toi et à ta ptite famille! XX

  3. on a beau vouloir être prudent mais des conducteurs n’adaptent pas leur conduite. hier, un con a dépassé car il trouvait que ca n’allait pas assez vite pour lui ben oui, on voyait pas grand chose…. ce soir alors que la visibilité était bonne, j’ai du freiner rapidement car devant ils ont freiner sec. ben la voiture derriere moi a fait un peu de gauche à droite pour arrêter. ben oui colle en masse adapte pas pis après ca braille. pour ce qui est des écoles, oh oui des fois on se demande si les décideurs vivent à la meme place que nous. j’ai déjà décidé de ne pas envoyer mes enfants à l’école car c’était trop tempête. j’arrête ici car je pourrais en faire un chapitre. heureusement vous n’êtes pas blessés. 🙂

  4. À vrai dire, ceci est une problématique. Par ici, ils annulent souvent le transport scolaire en zone non urbaine mais ils ne ferment jamais les écoles. La raison : quoi faire des enfants? Peu de monde possède des congés tempête ou on l’a possibilité de faire du télétravail. Alors, pour la grande majorité, les enfants auraient pris la route pour aller chez grand-maman/grand-papa ou une gardienne quelconque. Bref, un risque presque pareil vu qu’habituellement l’école est dans le quartier.

    Devrions-nous comme, population nordique, avoir des congés tempête? Devrions-nous négocier cela dans les conditions de travail?

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