Il y a plus d’un an, au lendemain du départ précipité de mon ange Charles-Antoine, toi, ma chère amie Karine, tu m’avais écrit un billet sur ton blogue (lire: Petite étoile filante).
Ça m’avait tellement touché. Je sais que tu avais été ébranlé par mon malheur.
De simple connaissance que nous étions jadis, nous sommes devenus des amis.
En août dernier, c’est grâce à tes judicieux conseils mon amie que j’ai accepté ce contrat pour venir enseigner dans cette superbe classe, dans ton école.
Depuis la rentrée scolaire, c’est avec toi que j’ai passé le plus de temps mis à part Cynthia et Eliot.
Chaque midi, en dînant ensemble, nous apprenions à nous connaitre. De jour en jour, on échangeait sur notre pédagogie, sur nos familles, sur nos vies.
Au fil des semaines, tu es devenu une personne que j’affectionne grandement.
Comment ne pas t’aimer pour la maman, l’amoureuse de ton beau Yannick, l’enseignante, la personne formidable que tu es.
Près d’un an et demi après m’avoir écrit ce billet de blogue, la vie a ainsi fait que c’est moi qui se retrouve impuissant, ébranlé, devant le drame qui se joue chez toi.
Ton merveilleux copain, le père formidable dont tu me parlais si souvent, n’est plus à tes côtés pour t’épauler.
Oui, ton homme c’était le meilleur comme tu le dis si bien. Oui, il laissera un grand trou, un vide immense…
Mais, pour te citer: "malgré ta peine, rappelle-toi qu’en levant les yeux au ciel, toujours, une petite étoile brillera pour toi et tes enfants. Une petite étoile unique qui veillera sur vous pour toujours."
Yannick, on se connaissait un peu. J’en sais assez pour savoir que tu étais une grande personne. Ta famille aura besoin d’un guide dans les semaines, les mois, les années à venir.
J’espère que d’où que tu es, tu veilleras sur eux pour toujours.
Karine, tu sais que tu n’es pas seule à vivre cette peine. Entoure-toi du mieux possible. Laisse aller ta rage quand tu en auras de besoin. Rappelle-toi tous les bons moments que vous avez passés ensembles depuis toutes ces années.
Parle-lui, parle de lui.
Je suis là pour toi.
Nous sommes tous là pour toi.
Essaie de prendre soin de toi.
Bon courage!
Je t’embrasse fort mon amie.
À Karine et à toutes les personnes éprouvées, je suis avec vous.