La critique facile

Une question me trotte en tête depuis longtemps…

Pourquoi avons-nous la critique aussi facile?

Dès qu’une personne réussit, il y en a des dizaines, des centaines pour lui planter un coup de poignard dans le dos.

Vous trouvez que j’exagère?

Au contraire, c’est la triste réalité.

Évidemment, on ne peut pas plaire à tout le monde.

Mais, pourquoi alors, si quelqu’un ne nous plait pas, est-ce que nous sentons l’obligation de le démolir sur la place publique?

L’arrivée des médias sociaux dans nos vies n’a pas que du bon.

Pourquoi cette soudaine prise de conscience?

Comme je l’ai dit, ça fait longtemps que ça me trotte en tête.

Peut-être depuis que j’ai lu, suite au décès de Charles-Antoine, quelqu’un écrire que j’en parlais ouvertement parce que j’étais en mal de publicité…

Non, mais… aussi bien ne pas m’étendre sur le sujet!

Chaque jour, je lis des trucs épouvantables sur les réseaux sociaux.

On grimpe dans les rideaux quand des enfants sont victimes d’intimidation. On trouve ça abominable.

Et que fait-on ensuite?

On va sur les réseaux sociaux planter un animateur de télévision, de radio, un participant à une émission quelconque, etc.

Bel exemple!

Ça doit être là que l’expression « Faite ce que je dis, pas ce que je fais » s’applique?

Deux choses m’ont fait réagir dernièrement pour me forcer à écrire cet article.

Samedi matin, je lisais le journal paisiblement. Je ne dirai pas quel journal de peur de faire critiquer mes choix de lecture!

Et je suis tombé sur cet éditorialiste qui écrivait à propos de Julie, cette enseignante qui a écrit un billet sur son blogue sur les « 10 choses que les profs ne disent pas ». Cet éditorialiste racontait à quel point cette enseignante, qui pensait surement bien faire et conscientiser les gens sur la réalité de notre métier, s’est fait malmener sur les réseaux sociaux.

Il y a aussi cet autre exemple.

Le dimanche soir, comme la plupart des Québécois, je me retrouve bien assis sur mon divan devant La Voix, Tout le monde en parle ou toute autre émission du genre.

Le dimanche soir est aussi un rendez-vous assez fertile en émotions et commentaires de tous genres sur les réseaux sociaux.

Et ce qu’on y lit ne vole pas toujours très haut.

Une des participantes à La Voix, Karine Deschamps pour ne pas la nommer, disait avoir été victime de cyberintimidation.

Deux amis à moi ont participé aussi à ce concours de chant.

Et chaque semaine j’ai  mal au coeur à lire plusieurs commentaires.

Ne pas aimer quelqu’un est une chose.

Le traiter gratuitement de tous les noms parce qu’il n’est pas dans nos goûts à nous en est une autre…

Est-ce qu’être derrière un écran d’ordinateur nous donne le droit d’insulter quelqu’un?

Il y a une expression que j’aime bien : « Mieux vaut se taire et passer pour un con que de l’ouvrir et le prouver ».

Est-ce que cette « connerie collective » s’arrêtera un jour? J’en doute…

Évidemment, on ne peut pas tout aimer. On peut aussi le dire ouvertement. Tout est dans la façon de le faire!

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Le Festival de la honte

Jadis, à Rimouski, un événement faisait courir les foules. Ce festival a longtemps été reconnu comme étant un des plus festifs au Québec.

Je parle évidemment du Festival d’automne.

Tenu durant la fin de semaine de l’Action de grâce, ce festival a longtemps été un des partys les plus mémorables de l’automne.

J’ai encore plusieurs souvenirs quand j’étais jeune et qu’on allait au festival avec cousins et cousines pour faire la fête, pendant que les adultes faisaient la fête à leur façon!

Ce festival aura pris congé pendant une dizaine d’années avant de revivre au début des années 2000 avec une vocation plus familiale. Il faut dire que les beuveries, en 2000, c’est moins bien vu!

Depuis que le festival a renait de ses cendres, il y aura eu quelques éditions mémorables. Le traditionnel défilé du festival attirait encore des milliers de personnes dans les rues de Rimouski.

Mais, ce festival n’est plus ce qu’il était. À vrai dire, ce festival n’est plus tout court…

La semaine dernière, on annonçait qu’il n’y aurait pas de 32e édition du festival.

Fini…

Quoique je ne crois pas que personne à Rimouski ne soit tombé en bas de sa chaise en apprenant la nouvelle.

Depuis un an, rares sont les fois où l’on aura entendu parler en bien du festival sauf lors de brefs moments de nostalgie.

Mais, on aura entendu parler amplement des déboires du comité organisateur envers la ville, certains journalistes et bien d’autres histoires…

Ce qui aura été longtemps la fierté des Rimouskois et maintenant devenu le festival de la honte…

Dommage pour ceux et celles qui avaient ramené ce festival il y a une dizaine d’années. Ça n’aura pris que quelques mois/années pour qu’on mette la clé dans la porte.

Par chance, j’ai encore de beaux souvenirs des mémorables soupers au spaghetti et soirées dansantes alors que j’étais petit cul ou encore des Karma Kaméléons qui avaient cassé la baraque il y a quelques années. Je me souviens aussi des activités qui étaient organisées pour les écoles dans le parc Lepage; toute une belle journée à se rouler dans les feuilles à l’automne!

Et je ne parle pas de la chanson du festival qu’on chantait avec tellement de bonheur!

"Le soleil est plus léger…"

Dommage que ça se termine ainsi…

N.B. Pour comprendre un peu l’étendue des dégâts, je vous invite à aller faire un tour sur le Facebook du Festival. Ça illustre bien ce qui s’y passe… Aucun message à caractère trop trop positif n’y ressort… www.facebook.com/pages/Festival-dautomne-de-Rimouski

Piscine, politique et journalisme

Quel est le lien entre ces sujets? Il n’y en a pas outre le fait que ce sont deux sujets qui reviennent abondamment dans les manchettes ces jours-ci.

Avec le beau temps que vous avez dans certaines régions, parce qu’ici, on a un été de merde pour l’instant, il ne se passe pas une semaine sans qu’il y ait une noyade au Québec. C’est assez effrayant de lire, jour après jour, qu’un bébé, un enfant, des adultes, se noient, que ce soient dans une piscine, un lac, une rivière. Tout y passe…

Je vous propose un article de blogue que j’ai découvert hier qui résume assez bien la situation:

Le professeur masqué: À propos des noyades au Québec

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Et dans un autre ordre d’idée, un sujet qui retient encore l’attention cet été, avec la forte possibilité d’élection dans les prochaines semaines, la politique provinciale. Pourquoi je vous parle de politique? Parce que, dans mon coin de pays, on a le droit à une guerre de mots entre un journaliste du journal l’Avantage, Réal-Jean Couture et le député de Matane, futur candidat de la circonscription de Matane-Matapédia-(Mitis), Pascal Bérubé.

Le sujet du litige: le nom du nouveau comté.

Le journaliste/blogueur de l’Avantage, journal qui a toujours été assez neutre en ce qui a trait à la politique, ne cache pas son allégeance à Jean Charest et aux Libéraux. Il y va d’une attaque virulente envers le député Bérubé et le PQ.

Je vous laisse vous faire votre propre idée en vous soumettant le texte de M. Couture et la réplique du député Pascal Bérubé.

Pascal Bérubé – Un autre carré rouge ?

Libre opinion – Réplique à Monsieur Réal-Jean Couture

Mon opinion sur le sujet? Je crois que lorsque l’on a une tribune telle que le journal le plus populaire à Rimouski, on se doit d’éviter d’écrire des âneries de la sorte… J’apprécie le travail de M. Couture lorsqu’il se contente de nous rapporter ce qui se passe dans notre belle ville. Par contre, lorsqu’il émet son opinion, surtout lorsque cela touche la politique, ça dérape un peu. Il a droit à son opinion comme tout le monde. Mais, avec la tribune qu’il a, il faudrait parfois réfléchir à laisser sa partisanerie politique de côté.

Pascal Bérubé, député de Matane.

Photo tirée du site web du journal l’Avantage

Statistiques bizarres sur ce blogue

Le mérite de ce billet ce matin revient à Jean-François Quessy du blogue Un gars, un père. Sur Facebook, il nous faisait découvrir certaines statistiques douteuses de son blogue. En fait, il s’agit de ce que les gens ont écrit dans les moteurs de recherche pour aboutir sur ce site.

J’aime bien aller voir cela sur mon blogue aussi à l’occasion. Puisque ça faisait un petit bout que je ne l’avais pas fait, je me suis dit que je pourrais répondre à JF en lui mettant mes meilleurs "items de recherche". Au fur et à mesure que j’en trouvais, je me suis dit que ça ferait un bon billet de blogue en ce dimanche matin.

Alors, voici ce que certaines personnes ont tapé pour atterrir sur mon blogue et mes commentaires impertinents :

"vieille prof hot" Un billet écrit sur Cynthia?

"le plus beau bébé du monde 2012" Y’a pas de doute, Charles-Antoine était le plus beau bébé du monde en 2012!

"yvonne langford blogue" Yvonne est populaire sur mon blogue!

"avoir un chat avec bébé" Je déteste les chats… Pouvez-vous bien m’expliquer?

"9h37" Qui est-ce qui fait une recherche sur cette heure bien précise?

"prénom de garçon italien" Je dois avoir du sang italien sans le savoir… Bérubé, c’est italien ça?

"grenouille échelle" Une grenouille qui monte une échelle? Je ne la comprends pas…

"le gars que j’aime en aime un autre" Chacun ses problèmes!

"je t’aime marc duchesne" Moi aussi je l’aime Marc Duchesne! On aime tous Marc Duchesne!

"les gens me trouvent quand ils ont besoin de moi" C’est une genre de cache-cache?

"bonne fête à tous les claude" Parce qu’il y en a plus qu’un…

"antoine nrj radio"

"grève iphone" Oui je sais, les méchants étudiants ne peuvent pas avoir de iPhone s’ils sont en grève! Ils ne peuvent pas boire de Sangria sur une terrasse non plus! Pas vrai Martineau?

Danger au volant: une histoire cocasse, surréelle et inquiétante

Ce matin, j’ai vécu une histoire un peu invraisemblable. Ça vaut vraiment la peine de vous la raconter sur ce blogue.

J’étais en direction du centre-ville de Rimouski sur la montée Ste-Odile pour ceux qui sont familiers avec la ville de Rimouski. Lorsque l’on descend la côte qui mène à la lumière de la rue Tessier, il y a très souvent des policiers qui font du radar dans cette zone de 50.

Donc, ce matin, il y a effectivement une police en place. Pas d’inquiétude à avoir, quand tu connais le "spot", tu t’arranges en conséquence. J’arrive à la lumière et je regarde en arrière si la police à attraper quelqu’un. Jusque-là, pas de lumière qui "flashe" en vue.

Tout de suite après cette lumière, il y a une longue côte qui longe un parc et il y a deux voies sur chaque côté. Je repars et commence à descendre la côte.

Mais, en regardant dans mon rétroviseur, je vois ladite auto de police en poursuite avec ses lumières allumées. Comme elle est sur la voie de droite derrière une voiture et que je suis sur la voie de gauche, je me dis que si c’est pour moi, elle dépassera cette auto rapidement et me rattrapera, quoi que je n’avais rien à me reprocher.

Je continue à jeter un coup d’oeil derrière et l’auto de police reste derrière une voiture qui continue d’avancer.

Un peu plus loin, il y a une lumière à l’angle du boulevard de la Rivière où je me trouve et de la rue St-Jean-Baptiste. Ça doit être au moins un kilomètre plus loin que lorsque j’ai vu pour la première fois les lumières de l’auto-patrouille allumées.

À ma grande surprise, je m’aperçois que l’auto de police est toujours derrière la même voiture, qui vient d’arriver à ma hauteur à la lumière rouge. Je réalise alors ce qui se passe. Le conducteur ne se rend pas compte qu’il est poursuivi (volontairement ou non je n’en savais trop rien encore).

Je me retourne donc vers le conducteur pour y apercevoir une vieille dame de 70-75 ans, les mains tenant fermement le volant et le regard droit devant. Elle n’a jamais vu qu’une police lui demandait de se garer sur le côté de la route!

Je fais donc aller mon klaxon 2-3 coups bien sentis. La dame se retourne vers moi et je gesticule pour lui faire signe qu’il y a quelque chose à regarder derrière sa voiture!

Elle lâche mon regard et regarde vers la lumière qui est toujours rouge. Elle n’a vraisemblablement rien compris!

Je lâche donc 2-3 autres grands coups de klaxon. Je baisse ma vitre côté passager et lui fais signe de baisser sa fenêtre.

- Madame, il y a une police derrière vous! que je dis.

- QUOI? (voix de petite vieille à moitié sourde qui n’a rien compris)

- Madame, il y a une auto de police qui a ses lumières allumées pour vous arrêter et elle vous suit depuis longtemps. Vous devriez vous tasser sur le côté du chemin!

Et elle referme sa fenêtre au moment où la lumière devient verte. 100 mètres plus loin, je vois enfin qu’elle s’est rangée sur le côté!

Victoire!

J’ai aidé la police à arrêter une dangereuse criminelle!

Sans blague, on aura peut-être évité que cette madame se tue au volant ou qu’elle tue quelqu’un d’autre. Quand tu ne réalises même pas sur plus d’un kilomètre que tu es poursuivi par une police, il y a un gros problème et un grand danger.

J’espère que cette policière aura fait ce qui était nécessaire pour éviter que cette dame ne mette sa vie et surtout, celles des autres en danger.

Quelques observations…

Dimanche en fin d’après-midi, je suis allé voir une partie de l’Océanic au Colisée de Rimouski. Pendant l’entracte, j’y ai fait un petit test.

J’étais convaincu que j’obtiendrais ces résultats, mais je voulais en avoir la confirmation.

Je suis allé à la salle de bain. Il est rentré à peu près 8-10 personnes en même temps que moi. En sortant, je me suis lavé les mains, longuement. Plus longtemps qu’à l’habitude. C’était mon test qui commençait. Combien de personnes sortiraient de la salle de bain sans se laver les mains. Je tiens à ajouter qu’il y avait trois autres lavabos disponibles.

Je me suis donc lavé les mains. Je les ai aussi séchées longuement. Je comptais ceux qui sortaient en se lavant les mains et ceux qui passaient tout droit.

À votre avis, quel pourcentage se lave les mains?

Alors, sur les 8 personnes qui sont sorties de la salle de bain, seulement 3 (dont moi) se sont lavé les mains.

Étonnés? Moi, non. Toutes les fois que je vais dans une salle de bain dans un lieu public, j’observe qu’environ 20% se lavent les mains. C’est assez dégueulasse quand on y pense… J’ai même déjà demandé à un monsieur de me tenir la porte parce que ça ne me tentait pas de toucher à son … !!!

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Ce matin, en allant en ville, je suis arrivé côte à côte à une lumière avec quelqu’un qui jasait au cellulaire au volant. Jusque-là, pas trop de problème. On s’entend que c’est très fréquent même si c’est supposé être punissable. En passant, avez-vous déjà vu quelqu’un recevoir une amende pour avoir utilisé son cellulaire au volant? Moi non…

La lumière tourne au vert et la personne décolle à toute vitesse. Je roulais 10 km/h au dessus de la vitesse permise et je ne parvenais pas à le suivre. Je le regardais quand même aller… zigzaguant parfois au-delà de la ligne jaune parfois presque dans le milieu de l’autre voie.  Un peu plus loin, je le rattrape à une autre lumière.

J’ai baissé ma fenêtre en lui ai fait comprendre que s’il ne jasait pas à son cellulaire, il ne zigzaguerait peut-être pas d’une voie à l’autre… Au moins, il l’aura fermé! Comme quoi on doit s’en mêler des fois!

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Y a-t-il encore des personnes qui font des promenades en voiture? Je me souviens, quand j’avais 16-17-18 ans, c’était monnaie courante que de partir pendant quelques heures à tourner en rond en ville.

Avec le prix du gaz à 1,41$/l. est-ce qu’il y a encore quelqu’un qui fait ça?

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Ça sent de plus en plus les élections si vous voulez mon avis. Avec l’arrestation d’Accurso et d’une quinzaine de personnes ce matin par l’Unité Permanente Anti-Corruption, la poursuite du gouvernement dans le dossier Aveos contre Air Canada, le faible support de la population envers les étudiants, je vous le dis, ça sent les élections à plein nez.

Le pire là-dedans c’est qu’on risque de se retrouver avec Jean Charest comme premier ministre encore une fois. Les gens ont la mémoire courte. 4 années tout croche, mais le gouvernement fait plaisir à la population pendant 2-3 mois juste avant les élections. Une stratégie vieille comme le monde en politique, mais qui s’annonce payante pour les libéraux.

Grosse journée

Grosse journée aujourd’hui.

Et je ne parle pas du congédiement de Pierre Gauthier, DG des Canadiens. Quoiqu’on va parler uniquement de ça durant la journée, mais je vais laisser tous les pseudojournalistes qui sont monnaies courantes sur les réseaux sociaux, le soin d’analyser cela de long en large.

Idem pour le budget du gouvernement Harper. Quoique le budget vient de passer 2e aujourd’hui en ce qui a trait à la couverture médiatique. Harper doit jubiler. Il peut nous fourrer à tour de bras et personne ne va rien voir aller aujourd’hui. Mais, c’est une autre histoire.

Si j’étais chef d’une grande entreprise ou un haut fonctionnaire du gouvernement et que j’avais une mauvaise nouvelle à annoncer, je le ferais assurément aujourd’hui. Cela va passer incognito dans ce bordel médiatique qui s’en vient au courant de la journée.

Mais, tout cela n’est pas le point principal de ce billet. En fait, le titre original de ce billet devait être: "Le crabe arrive en ville".

On est bien loin de cela pour l’instant!

J’avais le gout de vous parler de cette petite bébitte tout droit sortie du fleuve dans mon beau coin de pays. C’est aujourd’hui que le crabe arrive en ville dans le bas du fleuve. Dès 17h, les poissonneries seront prises d’assaut par les très nombreux amateurs de crabe.

Dans mon cas, ça ira probablement à en fin de semaine pour mon 1er repas de crabe. Hummm, que ce sera bon! Même si je ne suis pas un amateur de fruits de mer ou de poissons en général, je ne peux laisser passer l’opportunité de déguster quelques bonnes pattes de crabes.

Alors, pendant que les médias, les réseaux sociaux vireront fou au cours des prochains jours, j’en profiterai pour faire l’envie de tous mes amis hors de ma belle région en mangeant du crabe.

Plogue Académie

Comme à peu près 3 millions de personnes au Québec, hier soir, j’ai écouté Star Académie. Eh oui, je ne m’en cache pas contrairement à bien d’autres.

Je trouve toujours aussi stupide le fait d’engraisser encore plus une multinationale, mais il faut avouer qu’on a droit à un bon show de musique. Avez-vous déjà réfléchi au montant d’argent qui était remis aux académiciens sur toutes vos "piastres" dépensées en appel téléphonique, achat de cd, de billets de spectacle? Surement pas des tonnes…

C’est un peu ce qui est la source de mon chialage aujourd’hui. J’aime le show de musique de Star Académie… Mais, je déteste à mourir toutes les interminables plogues qui viennent avec.

Est-ce qu’il y a une seule personne au Québec qui ne sait pas que Ginette sera en show en avril et mai? Je crois qu’elle a plogué elle-même, ou que madame Péladeau, Julie de son prénom, l’a plogué à TOUS les shows. Un moment donné, on a compris.

Je comprends que des artistes s’affilient à Star Académie et cherche à en tirer un profit personnel. C’est normal, c’est de la business.

Mais, est-ce qu’on est obligé de subir, car c’est vraiment le mot juste, SUBIR des minutes et des minutes de plogues? Et je ne parle même pas de l’autofélicitation, qui était tout aussi interminable, à laquelle on a eu le droit.

Tenez-vous en dont à ce que vous faites le mieux, à ce que les gens veulent vraiment voir: la musique. Les numéros de Mika, des professeurs de l’académie et même de Daniel Bélanger (je ne suis vraiment pas un fan) étaient fort réussis hier soir.

Mais, on a étiré la sauce avec toutes ces plogues…

Plogue Académie, ça sonne bien non?

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À lire en lien avec ce billet:

Des drames terribles le dimanche soir…

Le dimanche soir sur les réseaux sociaux

On va aider la pauvre Ginette à ploguer son show! Pour qu’elle l’annonce autant, les billets doivent être dur à vendre…

Avoir une opinion en 2012

Ce billet m’est inspiré grandement du billet que le blogueur Sylvain Marcoux a écrit sur le blog la TurboPatente. Allez lire son article intitulé: "19 fois le mot opinion".

Vous avez surement remarqué dans les dernières semaines que je ne me gêne pas pour donner mon opinion sur divers sujets, que ce soit de l’actualité récente ou toute autre chose qui me passe par la tête. Généralement, j’essaie de bien expliquer pourquoi j’ai cette opinion et, généralement, je crois que cela a du sens.

Avec tout ce que l’on vit au Québec dans les derniers jours, grève, budget, fermeture sauvage d’entreprise, possibilité d’élection provinciale au printemps, etc., et avec l’utilisation massive des réseaux sociaux par la population, chacun se prête au jeu de donner SON opinion.

De mon côté, j’aime parfois faire l’avocat du diable. Parlez-en à Cynthia! Dans la vie, tout n’est pas blanc ou noir… Il y a une foule de nuance qui peut permettre de voir les choses différemment. Mais, on dirait qu’on se plait à "prendre un bord" et de mettre nos oeillères afin d’être certain que rien ne nous fera changer d’idée.

Surtout que les Québécois aiment chialer! On aime dont ça donner notre opinion.

Mais, une chose que l’on ne sait pas faire est d’argumenter du pourquoi de nos opinions.

Si tu n’es pas d’accord avec moi, et bien, va chier tu es dans le champ. Désolé, mais c’est pas mal comme ça que cela se passe! Lorsqu’on tente d’expliquer notre opinion sur un sujet, nos arguments sont souvent si futiles.

De plus, nos arguments sont souvent basés sur un profit personnel plutôt qu’un profit de groupe. Si cela nous est péjoratif, selon notre point de vue en tout cas, on se scandalise de tout…

Faire 2 pas en arrière pour en faire 10 pas vers l’avant. C’est ce que plusieurs ont bien de la difficulté à faire si cela les touche personnellement.

Mais, revenons au titre de ce billet qui est d’avoir une opinion en 2012.

Avec les réseaux sociaux, tout le monde est libre de dire son opinion. Malheureusement, la conscience sociale est souvent laissée de côté et dès qu’on n’est pas d’accord, "watch out"…

Peut-être que je suis dans le champ avec ce billet. Si c’est le cas ou si certains ne sont pas d’accord avec ce que j’écris, ça ne devrait pas être long avant qu’on me le reproche!

Prenez dont le temps de réfléchir avant de donner votre opinion. Si votre idée est déjà faite, prenez dont le temps, tout de même, de regarder les idées de vos "adversaires". Si vous n’êtes toujours pas d’accord, prenez dont le temps de discuter avec ces personnes pour comprendre votre différence d’opinions.

Veuillez noter ici la présence du mot discuter ou non IMPOSER. C’est toute la différence du monde entre ces deux mots.

Prenez dont le temps de penser à ce qui est bon pour vous, mais aussi pour les autres, pour aujourd’hui, mais aussi pour demain.

Quel avenir voulons-nous laisser à nos enfants? Pensez-y!

 

AJOUT

Je viens de tomber sur cette publication sur Facebook. C’est une amie qui a partagé. Voilà un excellent exemple de ce qu’est avoir une opinion avec des bons arguments.

En passant, c’est un côté de la médaille seulement ça! Celle qui l’a écrit est pro-grève (contre la hausse à tout le moins), c’est assez évident.  Mais, j’aime qu’elle prenne le temps de donner son opinion et surtout, des faits sur ce qu’elle avance! Bonne lecture!

 

https://www.facebook.com/notes/xi-sophie-zhang/la-hausse-et-la-gr%C3%A8ve-maudits-mythes/10150665646139463

C’EST ASSEZ. Depuis des semaines, j’entends de la part des « haussistes » beaucoup de propos motivés par l’ignorance surtout, le dépit souvent, et le pire de tout – l’égoïsme. C’est le temps de casser les mythes et les arguments bidons. Avec du evidence-based.

Arrêtez de chialer. Les frais de scolarité au Québec sont super bas!

Bas comparé à qui? À la Suède, l’Irelande, la Norvège, l’Argentine, la Finlande, l’Islande, et plusieurs universités autrichiennes, brésiliennes, belges et allemandes??? Certainement pas, parce que là-bas, c’est GRATUIT. Plus encore, au Danemark, le gouvernement PAIE les étudiants pour aller à l’université!!

J’ai fait un échange un an en Suisse et savez-vous combien mes amis suisses payaient de frais, dans un des pays les plus riches du monde? 300$. Comparé à la moyenne des pays de l’OCDE (les 34 pays les plus riches du monde), les frais de scolarité au Québec sont CHERS. (1)

Bas, oui, comparé au reste du Canada et aux États-Unis. Mais comme l’a si bien mentionné un confrère sur Youtube, justifier une hausse pour « faire comme les autres », ça équivaut à dire qu’on devrait tous adopter l’anglais et s’acheter des fusils pour faire comme nos voisins! Moi, en tout cas, j’aspire à être comme les meilleurs, pas comme les pires. Surtout lorsqu’il s’agit d’accessibilité à l’éducation.

D’ailleurs, ce n’est pas par hasard qu’au Québec on a les MEILLEURS taux d’inscription postsecondaire dans toute l’Amérique du Nord. On a aussi le plus haut taux au Canada de fréquentation universitaire de 1ère génération (étudiant dont les parents n’ont pas de diplôme universitaire) : 45% dans toute la province et 70% dans les universités situées en région. (2) Les cégeps gratuits et les universités abordables ont prouvé leur utilité!

SVP, lâchez donc les comparaisons. Je veux une société basée sur MES valeurs, NOS valeurs, pas celles du voisin.

Le Québec n’a pas les moyens de subventionner l’éducation universitaire.

Chaque gouvernement a un budget de milliards de dollars. Ce qu’il décide de faire avec tout cet argent va déterminer quels secteurs de la société seront plus ou moins financés. Veut-on construire des nouveaux amphithéâtres? Des centrales nucléaires? Plus d’autoroutes? Couper les impôts des grandes entreprises alors qu’on demande aux familles de se serrer la ceinture? Sont-elles des priorités comparées à l’éducation? Ce sont là des choix de société. Tout comme nous avons choisi l’universalité et l’accessibilité des soins de santé – ce qui paraissait utopique et impossible il y a à peine quelques décennies – nous pouvons choisir la même chose pour l’éducation supérieure. Et d’ailleurs, plusieurs pays riches, éduqués, avancés, nous prouvent que c’est faisable ET avantageux.

Notre gouvernement nous présente la hausse comme une mesure financièrement inévitable, exactement comme le font ceux qui parlent de privatisation de la santé. Pourtant, l’IRIS a calculé que ça coûterait 700 millions $ pour la gratuité universitaire. Rappelons-nous que les baisses d’impôt aux entreprises accordées par le gouvernement ont déjà atteint les 2 milliards de dollars. (3) Celui-ci pourrait donc facilement offrir la gratuité en remaniant son budget! Ce n’est pas une question de moyens, c’est une question de choix.

Un diplôme universitaire bénéficie uniquement à l’individu qui l’obtient. Celui-ci doit donc en assumer les coûts.

Lisez, cherchez. Vous trouverez rapidement toutes les retombées positives de l’éducation supérieure sur la société.

Petit topo : entre 1990 et 2009, la part des emplois exigeant des études universitaires a augmenté de 110 %, alors que celle des emplois ne nécessitant pas de diplôme d’études secondaires a diminué de près de 45 %. (4). En 2015, les professions hautement qualifiées vont représenter près de 70 % de l’ensemble des nouveaux emplois. (5) L’université, dans ce contexte, devient une nécessité, et pas seulement un luxe.

D’abord, l’éducation diminue le risque de chômage, et particulièrement de chômage prolongé. (6) Ensuite, on sait très bien que l’état de santé d’un individu est fortement corrélé à son niveau d’éducation. (7) Mais peut-être qu’on oublie que, dans sa vie active, un diplômé universitaire aura payé plus de 900 000$ en taxes et impôts – plus du double du total calculé d’un diplômé d’études secondaires. (8)

En bref, on réduit la pression sur les programmes sociaux, on désengorge les urgences et les hôpitaux et en plus, on augmente les revenus de l’état, tout ça en éduquant notre peuple!

C’est clair que la société bénéficie d’avoir plus de gens éduqués. Les étudiants d’aujourd’hui sont les enseignants, médecins, avocats, politiciens et entrepreneurs de demain.

La hausse des frais de scolarité n’affectera pas les étudiants moins aisés puisque le gouvernement va aussi augmenter les prêts et bourses.

59,1 % des étudiants à temps plein et 86,4 % à temps partiel ne reçoivent PAS d’aide financière. Et plusieurs ne reçoivent que des prêts (environ 14,4 % des étudiants à temps plein et 13,6 % à temps partiel). (9) Donc, pour la majorité des étudiants, une hausse signifie plus de travail, plus de dettes, ou l’abandon du projet d’université.

Si tu vis dans l’extrême pauvreté, tu obtiendras plus de bourses ; si tu vis dans l’extrême richesse, tu peux te payer ton éducation de toute façon ; et si tu te situes quelque part entre les deux, comme la plupart d’entre nous, tu es foutu. La classe moyenne reçoit donc le plein fouet de la hausse et, comme pour toutes les politiques inéquitables, la classe moyenne-basse en sera le plus fortement touchée… alors qu’elle est déjà si mal représentée à l’université ! (10)

Les étudiants doivent payer leur juste part.

N’oublions pas qu’il y a déjà eu une hausse en 2007 de 100$ par années sur 5 ans. Et mentionnons également que les étudiants paient aussi des frais afférents chargés par l’université, qui peuvent représenter jusqu’à 46% de la facture totale. (11) Donc, les étudiants, avec leur dette moyenne de 14 000$, ont déjà à assumer bien des coûts. (2) En plus, on veut leur faire avaler 1625$ de plus?

Expliquez-moi en quoi une hausse de 75% des frais de scolarité représente notre « juste part »? Pour moi, faire payer la même chose à un milliardaire qu’à un pauvre, c’est n’est pas de la justice. Et je crois que la plupart des Québécois sont d’accord. C’est pour ça que nous avons choisi comme société un système d’imposition progressif, c’est-à-dire que plus tes revenus sont élevés, plus tu paies d’impôts. C’est à travers ce système que nous redistribuons la richesse collective, que nous favorisons l’égalité. C’est la façon la plus juste de faire payer les gens pour la santé, les services publics ET l’éducation. Pas en demandant aux étudiants, de tous niveaux socioéconomiques confondus, avec leurs 13 330$ de revenu par année et leur 14 000$ de dettes, de vider leurs poches!

La hausse ne diminuera pas l’accessibilité aux études universitaires.

Faux. Partout où il y a eu des hausses de frais de scolarité, on a vu la fréquentation universitaire diminuer, au Canada comme ailleurs. (12)

Au Royaume-Uni, depuis la hausse – qui a débuté par quelques centaines de livres et qui a pris des proportions ahurissantes depuis (de 9 000 à 46 000 livres par année!) – les inscriptions ont chuté de 12%. Étude récente du UK : pour chaque 1000 livres d’augmentation, on observe une diminution des inscriptions de 3,9%. (13)

Ici au Québec, 1 jeune sur 4 qui désirait poursuivre ses études à la sortie du secondaire, mais qui ne l’avait pas fait, invoquait des raisons financières pour expliquer ce choix. (14)

Même une fois rendu à l’université, les facteurs financiers étaient les premiers évoqués (38,2 %) pour expliquer les abandons ou l’interruption des études et arrivaient au second rang (31,2 %) des motifs expliquant le rallongement des études. (15)

Et puisque je suis étudiante en médecine, quels en sont les effets sur ma faculté? Une enquête menée en 2010 à travers le Canada a démontré que les étudiants québécois en médecine, qui ont les plus bas frais de scolarité du pays, avaient aussi 22% plus de chance de provenir de milieux éloignés ou défavorisés que leurs collègues canadiens. Ils subissaient également un moins grand stress relié à leurs études et les étudiants provenant de milieux ruraux ou défavorisés étaient plus susceptibles de pratiquer dans ces milieux une fois gradués de l’université. (16) Que pourrait-on demander de mieux? A-t-on intérêt à ce que la médecine (ou toute autre discipline) devienne un domaine purement élitiste?

 Les universités sont sous-financées, elles s’écroulent!

Où en est la preuve? Les recteurs parlent d’un sous-financement de 620 millions, sans se baser sur une évaluation des besoins du réseau universitaire, mais simplement en comparant les budgets au Québec par rapport au reste du Canada. Ce n’est pas la taille du budget qui détermine la qualité des services. Depuis 2007, les universités québécoises ont reçu 226 M$ de plus avec la 1ère hausse, pourtant, aucune réelle amélioration n’a été perçue ni par les étudiants, ni par les professeurs. (17)

Je ne vois pas la description catastrophique et apocalyptique que peint les haussistes sur la « ruine » de nos universités. J’ai fréquenté deux universités (McGill et Montréal) et la qualité de mon éducation était dans l’ensemble excellente. Quand elle ne l’était pas, c’était davantage dû aux manques de compétences pédagogiques d’un professeur ou à la lourdeur de la bureaucratie, qu’à un réel manque d’argent.

Non, loin d’un écroulement, je vois de nouveaux bâtiments luxueux s’ériger sur TOUS les campus universitaires et des écrans de télévision apparaître dans les corridors de l’U de M. Et que dire des hausses de salaire vertigineuses des recteurs et des primes de départ pour les cadres? Ceux-ci ont vu leur masse salariale augmenter de 2% alors que celle des professeurs a diminué de 4,4% entre 1997 et 2005. (18)

Comme tous les problèmes dans ce monde, ce n’est pas un manque de ressources, mais bien une mauvaise distribution, une mauvaise gestion. Hausse des frais n’égale pas amélioration de la qualité.

Nos universités ne sont plus capables de faire compétition à l’international.

Encore une fois où en est la preuve?

Montréal est au 30è rang des grandes villes du monde pour le taux de citation des études publiées par les chercheurs, au 24è rang pour l’importance des publications scientifiques et au 9è pour les collaborations internationales. (19) D’ailleurs, une récente étude démontre qu’aucun lien n’a été établi entre les droits de scolarité et le rayonnement scientifique d’une université. (20)

La preuve : l’Université Shanghai Jiao Tong réalise chaque année un palmarès des 500 meilleures universités au monde, basé sur des critères comme le nombre de citations de recherche, de publications d’articles dans les revues spécialisées, de prix Nobel et de médailles Fields (en mathématiques). En 2011, 100% des universités danoises (toutes gratuites) se retrouvent sur la liste, alors que 56,4% des établissements américains ont coté. Au Québec, 71,4% font le top 500! (21) Elles n’ont pas l’air de s’écrouler, nos universités!

Les étudiants n’ont qu’à travailler plus pour payer leurs études.

Les étudiants travaillent déjà beaucoup. 81% de ceux qui entreprennent des études à temps plein ont déjà occupé un emploi pendant leurs études. La Fondation canadienne des bourses du millénaire déclarait d’ailleurs en 2009 que « les étudiants inscrits à temps plein dans une université ou un collège travaillent plus que jamais. » (14)

Cela ne va pas sans conséquences. « Le fait de travailler 20 heures et plus par semaine tout en poursuivant des études à temps plein peut faire monter le niveau de stress, avoir une incidence sur le rendement scolaire et accroître l’absentéisme et les risques de décrochage ». (22)

Pour compenser la hausse, un étudiant devra travailler 168 heures de plus! Évidemment, cette demande est absurde. Déjà, pour plusieurs étudiants, travailler est très difficile, voire impossible, parce qu’ils ont des charges de cours déjà très élevés (médecine, ingénierie) ou font des stages non rémunérés qui équivalent à un travail à temps plein (enseignement, travail social).

Demander aux étudiants de sacrifier davantage leurs notes et leur santé mentale pour payer la hausse est tout sauf juste. On devrait plutôt investir dans leur potentiel pour qu’ils rapportent à la société plus tard.

Les étudiants s’achètent des cafés à 5$ et des iPad, ils peuvent bien se payer la hausse!

D’abord, il ne faut pas généraliser à tous les étudiants. Je ne bois pas de café à 5$ et je n’ai pas d’iPad, tout comme la plupart de mes amis.

Ensuite, ce n’est pas parce qu’un étudiant se paie parfois un luxe, qu’il est pour autant riche et capable d’essuyer 1625$ de hausse. Le revenu annuel moyen d’un étudiant québécois est de 13 330$ (15) – c’est sous le seuil de la pauvreté sur bien des échelles! – et comme on l’a vu, ils sont endettés jusqu’au cou.

Remettons en perspective :

1)    La hausse = 5 iPad et 325 cafés.

2)    Si les contribuables devaient assumer la hausse, ça équivaudrait à 0.04 cents par contribuable

3)    Si les contribuables devaient assumer la gratuité universitaire pour tous, ça coûterait en moyenne 100$ par contribuable par année, environ 8,33$ par mois (en omettant les paliers d’imposition)

La grève n’est pas un bon moyen de pression.

La grève est un moyen parmi plusieurs autres. Jusqu’à maintenant, plusieurs actions ont été tentées, par exemple, le dépôt d’une pétition de 25 000 noms, des manifestations de plusieurs milliers de personnes, des actions symboliques partout à travers le Québec, des rencontres avec les ministres concernés et plusieurs députés, etc. Mais l’histoire du mouvement étudiant québécois démontre que des lettres et des discussions n’ont jamais fait reculer le gouvernement – la grève, si. En 1996 et en 2005, on a réussi. En 2012, on réussira aussi.

Les grévistes briment mon droit à l’éducation !

Et l’éducation de tous ceux qui ne pourront pas se payer la hausse? Et celle des générations futures? Votre droit d’assister à vos cours passe par-dessus le principe d’accessibilité et d’égalité? « Moi j’ai payé, moi je veux étudier, moi moi moi moi moi moi. »

IT’S NOT ABOUT YOU.

Moi et mes collègues médecins qui avons voté pour la grève n’allons pas être affectés. Moi je finis mes études dans 1 mois et je gagne un salaire dès juillet. Et tous les étudiants en médecine auront une job garantie avec un salaire exorbitant pour le restant de nos jours. Mais nous sommes capables de voir au-delà de notre propre nombril et d’être solidaires avec tous ceux qui ne sont pas aussi chanceux que nous l’avons été. Nous sortirons dans les rues avec nos amis des autres facultés pour dénoncer l’injustice sociale de cette hausse.

(1) Les frais de scolarité, l’aide financière aux études et la fréquentation des établissements d’enseignement postsecondaire : Vierstraete, V. Comparaison à l’échelle internationale et étude de scénarios pour le Québec. MELS. 2007

(2) AFE, 2007. Enquête sur les conditions de vie des étudiants de la formation professionnelle, du

collégial et de l’université.

(3) IRIS, 2011. Faut-il vraiment augmenter les frais de scolarité?

(4) MELS, 2010. Indicateurs de l’Éducation.

(5) RHDCC, 2006. Perspectives du marché canadien du travail pour la prochaine décennie, 2006-2015

(6) Institut de la statistique du Québec, 2011

(7) MSSS, 2007. La santé, autrement dit… Pour espérer vivre plus longtemps et en meilleure santé

(8) Demers, M. (2008). Taux de rendement du baccalauréat :pour les diplômés et pour l’État.

(9) AFE, 2007. Enquête sur les conditions de vie des étudiants de la formation professionnelle au secondaire, du collégial et de l’université.

(10) FEUQ, 2011. L’endettement étudiant

(11) FEUQ, 2011. Avis sur l’encadrement des frais institutionnels obligatoires

(12) Coelli, 2004. Tuition increases inequality in postsecondary education.

(13) Dearden et al, 2011. The Impact of Tuition Fees and Support on University Participation in the UK.

(14) FCBEM, 2009. Rapport annuel.

(15) FEUQ, 2010. Sources et modes de financement des étudiants de premier cycle.

(16) Merani et al., 2010, Increasing tuition fees in a country with two different models of medical education

(17) FEUQ, 2011. Analyse des mesures budgétaires 2011-2012.

(18) Ouellet, M., 2010. La gouvernance des universités dans l’économie du savoir, Rapport de recherche, IRIS.

(19) A. Plume, 2010. Collaboration, Competition and the Global Drivers of Research, Elsevier.

(20) C.W. Matthiessen, 2010. World Cities of Scientific Knowledge. Urban Studies.

(21) Shanghai Jiao Tong University, 2011. Top 500 World Universities.

(22) Usalcas, 2006. Les étudiants sur le marché du travail.

Ma petite soeur à 30 ans

En cette belle journée d’été En ce début officiel du printemps, j’aimerais souhaiter un gros bonne fête à une des femmes les plus importantes dans ma vie, ma petite soeur Nadia.

Elle atteint aujourd’hui le cap des 30 ans! Ouin, ce n’est plus un bébé!

J’espère que cette journée sera formidable! J’ai hâte de te voir!

Je t’aime fort ma petite soeur.

Passe une très belle journée! XXXX

Ton grand frère qui est tellement chanceux de t’avoir dans sa vie!

Philippe (le copain à Nadia), Alexane (notre nièce), Nadia et SYlvie (notre maman)

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