Vie de papa: générosité extrême

Parfois, souvent même, je reste stupéfait devant la bêtise humaine. On s’entend, on peut être con quand on s’y met!

Dernièrement, c’est la grande nature généreuse de plusieurs qui me surprend plus que tout!

Je vous en ai déjà parlé souvent. Je vous ai déjà remercié plus d’une fois. Mais, si vous saviez la reconnaissance que j’ai envers vous tous qui nous supporté dans cette terrible épreuve.

Lire: Vie de papa: votre incroyable support, Vie de papa: solidarité, Vie de papa: vos dons, Vie de papa: 200 000 et Vie de papa: on parle de nous.

Encore aujourd’hui, j’ai reçu deux colis par la poste. Une amie d’enfance, du temps de l’école primaire, que je ne dois pas avoir vu depuis au moins l’école secondaire et une autre personne qui m’est totalement inconnue mis à part nos brefs contacts par les réseaux sociaux. Deux petits cadeaux tellement touchants. Une petite marque d’amour qui nous fait penser: "On pense à vous, on est avec vous".

Et c’est sans oublier tous les nombreux messages que je reçois encore sur ce blogue, par courriel, Facebook et Twitter. J’ai d’ailleurs eu le temps de répondre à la majorité des courriels qui se sont accumulés depuis quelque temps, hier soir. C’était important pour moi de dire merci à toutes ces personnes qui ont pris le temps de me dire qu’elles pensaient à nous, de nous raconter leurs histoires, etc.

Vous avez fait preuve d’une générosité extrême à notre égard. Je vous en serai éternellement reconnaissant! Je n’aurais pas pensé la race humaine capable d’autant de bonté, d’amour envers nous. Ça fait très chaud au coeur!

Voici un des cadeaux reçus aujourd’hui. Un beau dessin de notre petit trésor, sans tout l’artifice médical.

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Vie de papa: une autre étape

Cet après-midi, nous avons franchi une autre étape. La mission du jour était de faire le ménage dans les affaires de Charles-Antoine. En passant, ne vous inquiétez pas, tout s’est bien déroulé au point de vue émotionnel.

C’est fou de voir à quel point on en avait du linge, des couvertures et autres trucs de bébé! Des paires de jeans de toutes les grandeurs pour les premiers mois/années de sa vie, des t-shirts Billabong, Quicksilver et autres marques que son papa porte aussi, des "hoodies" à n’en plus finir , sans oublier les pyjamas et caches-couches! Et, on s’entend que ça ne prend pas tant d’espace que ça du linge de bébé.

Trois gros bacs bleus bien remplis!

Que ferons-nous avec tout cela? Non, non, vous ne trouverez pas cela à la friperie de Rimouski! Vous pensiez faire de bonnes affaires non?

Nous garderons le tout bien entreposé au sous-sol. Qui sait, Charles-Antoine aura peut-être un petit frère ou une petite soeur dans les semaines/mois/années à venir. C’est sur que si c’est une petite soeur, maman voudra une garde-robe flambant neuve pour sa petite princesse. C’est qu’elle est dépensière la maman! Mais, je l’aime comme cela.

Nous nous sommes dit que, même si ce sont les choses à Charles-Antoine, s’il avait toujours été avec nous et qu’il aurait eu un petit frère, surement que celui-ci aurait hérité quand même du linge de notre petit trésor. Alors, aussi bien garder tout cela pour le prochain petit amour qui viendra conquérir nos coeurs.

Pour ce qui est des choses que Charles-Antoine aura utilisé pendant sa présence avec nous, nous avons eu la chance de recevoir un merveilleux cadeau, un superbe petit coffre en bois. Ses souvenirs y sont déjà bien en place (voir photo ci-dessous). Merci à Catherine et son conjoint Frédéric (www.rustiques.ca) pour ce cadeau si précieux.

Les tiroirs sont maintenant vides. Mais, nos têtes elles, restent remplis de beaux souvenirs du court, mais au combien marquant passage de notre petit prince.

La tablette à Charles-Antoine. Son petit coeur s’y trouve maintenant!

Des photos de notre petit trésor viendront égayer le mur autour de la tablette prochainement.

 

Récit de voyage: semaine de football, un retour dans le temps

En ce début de semaine du Super Bowl, je me suis souvenu d’un billet de blogue que j’avais écrit en 2009 à propos d’une partie de football à laquelle j’ai eu la chance d’assister à Baton Rouge en Louisiane en l’an 2000 devant plus de 96 000 personnes.

J’ai donc décidé de re-publier cet article, sans aucun changement, tel que je l’avais écrit à l’époque.

Je délaisse donc pour un court long billet ma Vie de papa pour parler du sujet de la semaine, le football.

Bonne lecture!

Voyage en Louisiane: college football

publié le 17 décembre 2009

Aloha!

En cette belle journée de -30 avec les vents, je prends une petite pause de travaux dans la maison pour vous raconter une petite partie de mon voyage en Californie et au Mexique qui m’a amené, sur le chemin du retour, à faire un saut en Louisiane.

Qu’est-ce qui me prend ce matin de décider comme ça de vous parler de football collégial américain? Et bien, à l’approche de tous les “bowls” du 1er janvier, ça m’a fait penser à un passage très apprécié de mon voyage.

Alors, on fait un saut en arrière. Nous sommes le jeudi 28 septembre 2000, quelque part entre le Mexique et la Floride, sûrement au Texas. Moi et Bernie, mon bon ami et compagnon de ce voyage inoubliable, sommes en route vers le Québec. Nous avons prévu faire un petit arrêt en Floride avant le retour à la maison. Dans mon cas, il faut dire qu’après un arrêt de deux semaines au Québec, je reprenais la route vers l’Ouest canadien pour une autre saison à Sunshine Village à Banff. Comme je le disais, nous traversions les États-Unis sur l’autoroute 10 vers la cote est et c’est probablement à ce moment que nous avons décidé de passer une petite soirée en Nouvelle-Orléans. Alors, nous avons roulé et roulé pour finalement atteindre notre objectif d’être en Nouvelle-Orléans le vendredi matin après une nuit presque blanche à rouler. En ce vendredi matin, nous avons trouvé une petite auberge de jeunesse et nous avons fait une petite sieste avant d’aller découvrir ce que la Nouvelle-Orléans avait à nous offrir. OUFFF!!! Quelle soirée! Un vendredi soir sur Bourbon Street, je souhaite à tous de vivre ça au moins une fois dans votre vie! Mais, quel est le lien entre une soirée de party intense et le football?

Durant la soirée, nous avons rencontré plusieurs gens qui venaient du Tennessee et qui étaient en ville pour une partie de football le lendemain soir à Baton Rouge, lieu de Louisianna State University. Bernie étant un grand fan de football collégial américain, nous avons décidé que ce serait notre prochain arrêt avant la Floride. Notre soirée de party se conclua vers les 5h du matin et le samedi, à midi, nous étions sur la route vers Baton Rouge situés à environ 90 minutes de la Nouvelle-Orléans.

En route, je lisais sur l’université de la Louisiane et sur le fait que le stade de football, Tiger Stadium, pouvait recevoir plus de 92 000 personnes. Pas de problème pour avoir des billets que nous nous disions. Arrivées sur place, nous avons compris ce que représente vraiment le football collégial pour les Américains. Fou raide. Le tail-gate party était gigantesque. Des milliers et des milliers de personnes faisaient la fête, bbq, etc. en attendant le grand match. En plus, cette partie entre LSU et Tennessee était une des parties les plus attendues de l’année entre ces deux excellentes équipes et en plus, diffusée en télévision nationale en prime time, donc, la grosse affaire. Mais, avant de profiter du tail-gate, et aussi pour nous remettre de notre soirée de la veille en Nouvelle-Orléans, nous commencions à découvrir le campus de LSU et cherchant la billetterie. Une fois sur place, une mauvaise nouvelle nous attendait: SOLD OUT… Quoi? Sold out dans un stade de 92 000 personnes? Merde…

C’est alors que nous avons commencé à faire le tour du stade en espérant trouvé un revendeur de billets qui nous ferait un bon prix puisque notre budget était plutôt limité. Après quelques minutes de recherche, nous sommes tombés sur un monsieur quelconque qui avait 2 billets à vendre justement et, ce qui était génial pour nous, il demandait le prix coutant, c’est-à-dire 60$ pour les 2 billets. En sortant tout ce que nous avions en argent liquide, nous nous sommes rendu compte que nous n’avions que 56$US en liquide sur nous. Heureusement, le monsieur accepta le tout. Fiou! Nous sommes retournés à la billetterie afin de savoir où étaient situés nos billets. Quelle ne fut pas notre surprise d’apprendre que c’était des billets pour personnes handicapées, mais que c’était correct que nous les utilisions. La préposée à la billetterie nous dit de nous rendre à une entrée spécifique du stade et que quelqu’un nous indiquerait nos sièges. Soulagés d’avoir trouvé des billets, nous avons pu prendre quelques bières en attendant le botté d’envoi.

Environ une heure et demie avant la partie qui était prévue pour 18h, nous pouvions entrer dans le stade, alors nous étions anxieux de voir ou nous étions assis. Comme on nous l’avait expliqué, quelqu’un se chargea de nous montrer nos sièges… et nous n’avions pas pensé que les personnes handicapées ne sont pas installées dans le milieu des gradins. Nos bancs étaient à la hauteur du terrain, en 1ère rangée tout de suite au bout de la zone des buts! Nous étions dans un immense stade de près de cent mille personnes et nous, les deux petits Québécois étions assis en 1ère rangée… Malade! La partie comme telle fut des plus époustouflantes. Après que Tennessee eut comblé un retard au dernier quart, LSU, l’équipe locale, remporta la partie en prolongation. C’était la première fois dans l’histoire de cette université qu’une partie locale se rendait en prolongation. Les partisans des Tigers, fous de joie, envahirent le terrain y jetant même les poteaux des buts par terre. Tout simplement magique comme soirée de football.

Plus tard, j’ai lu sur un site web que cette partie fut l’événement de l’histoire de l’État de la Louisiane qui attira la plus grande foule!

Après la partie, nous avons repris la route vers la Floride en nous disant que nous venions de vivre un événement magique. Je vous invite d’ailleurs à visionner un vidéo sur cette partie que j’ai trouvé sur YouTube.

J’espère que vous avez aimé ce petit récit de voyage. Le 1er janvier, si vous tombez sur un Bowl de football américain et que vous voyez LSU y jouer, allez-y d’un GEAUX TIGERS!

Bonne journée!

Avant la rencontre, nous arrivons à nos sièges!

Quelques minutes avant que la partie commence, le stade commence à être pas mal plein!

Playball!

Victoire LSU! Les partisans se lancent sur le terrain, font tomber les poteaux des buts!

Vie de papa: les négatifs

Dans la vie, il y a deux types de personnes, les personnes positives et les négatives.

Je fais partie des personnes qui voient la vie de façon positive. Je crois que vous l’avez deviné de toute façon en lisant ce blogue. Malgré la terrible tragédie qui nous afflige, j’ai décidé de faire confiance à la vie et de regarder vers l’avant en me disant que le soleil allait continuer de briller pour nous. Ce n’est pas facile tous les jours, mais j’y travaille fortement!

 

Il y a une semaine, après une journée "publique", j’écrivais que le jugement des autres était dur à supporter (lire: Vie de papa: je suis un extra-terrestre).

Cette semaine, il m’est arrivé quelques situations qui font en sorte que je vous écris ce billet ce matin.

Je vais vous en raconter une pour que vous compreniez mon point de vue par la suite. Cette semaine, j’ai écrit un billet sur la chance que j’ai d’avoir une blonde aussi incroyable et forte dans les circonstances (lire: Vie de papa: et la maman elle, 2e partie). Comme à chaque fois que je publie un billet, celui-ci est souvent partagé par plusieurs personnes sur les réseaux sociaux. Petite parenthèse: merci en passant à tous ceux et celles qui prennent le temps de partager mes écrits. Lorsque mes amis et connaissances des réseaux sociaux partagent mes billets, j’aime bien aller lire quand d’autres personnes leur répondent. Cela peut me permettre d’avoir un autre point de vue, une vision extérieure à ce que nous vivons.

Donc, après avoir avoué à des milliers de personnes à quel point je trouve ma blonde formidable, je me mets à la lecture des commentaires. C’est alors que je tombe sur un commentaire qui disait, en gros, qu’elle (une personne que je ne connais pas) est passée à travers un deuil et qu’à chaque fois qu’on se croit fort, c’est souvent là qu’on retombe le plus et ainsi de suite. Je "pogne les nerfs" un peu en disant que moi, je trouvais ma blonde extraordinaire d’agir comme elle le fait présentement. J’ai aussi ajouté que j’en ai plein de "luc" des gens qui nous jugent et dévisagent parce qu’on essaie de mener une vie normale malgré notre épreuve; que je sais que nous allons avoir des hauts et des bas, mais qu’on se concentrait justement sur les bons moments. Elle m’a expliqué qu’elle ne voulait pas nous faire de peine et que chaque personne vivait sa peine de façon différente.

Tout cela pour dire que, vos commentaires et jugements négatifs, vos regards méprisants, vous pouvez les garder pour vous. Présentement, ce que nous avons de besoin est d’amour et encore d’amour!

On dirait qu’à chaque fois qu’une personne est dans la merde, désolé de l’emploi de ce terme, il y a toujours quelqu’un pour essayer de t’y enfoncer encore plus et il y a toujours une foule pour te regarder essayer de t’en sortir sans rien faire…

Dans mon cas, j’ai décidé de sourire à la vie, que cela vous plaise ou non. Je ne me roulerai certainement pas en petite boule dans un coin à pleurer pour vous faire plaisir.

Être positif, sourire à la vie, aller de l’avant. Merci à ceux qui m’encouragent là-dedans! Je vous aime fort!

Vie de papa: une pause

Un court mot pour vous dire qu’aujourd’hui, c’est jour de pause sur ce blogue!!
Une belle journée qui passe, comme pas mal tous les samedis, avec de bons amis et qui va se terminer au restaurant!!
En prime, Cynthia est de retour à Rimouski!!
Une belle journée quoi!!

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Vie de papa: bonne fête!

C’est ce matin que notre beau trésor Charles-Antoine fête ses un mois!

Déjà un mois!

Si je remonte le temps à cette journée, quelle journée ce fut. Nous étions face à l’inconnu. On n’avait aucune idée de ce qui pourrait bien se passer durant l’accouchement.

À vrai dire, on le savait trop bien. On nous avait expliqué en long et en large les éventualités possibles lors de la naissance de notre petit prince.

Rien de tout cela ne s’est produit. Une naissance parfaite. Un bébé parfait. Une maman extraordinaire. Un papa aux anges!

En ce jour de fête, je n’ai pas le goût d’être triste, du moins, pas trop!

On célèbre justement la vie de Charles-Antoine et se doit être un moment heureux comme nous l’étions il y a un mois lors de ce 27 décembre.

Si vous le voulez, je vous invite à faire une petite pause à 9h37. Vous vous doutez bien pourquoi cette heure-là. Et oui, c’est à 9h37 que Charles-Antoine se pointait le bout du nez après des mois d’attente. Il était si beau dès sa naissance. Il respirait sans problème. Un vrai moment parfait de pur bonheur.

Alors, à 9h37, je  prendrai une petite pause pour penser à ce bel ange. Vous êtes les bienvenues de le faire également.

Je vous souhaite à tous une très belle journée. Célébrons la vie de Charles-Antoine, ne soyons pas tristes; une naissance est un événement heureux et c’est de cette façon qu’il faut l’aborder!

Une maman très fières quelques minutes à peine après ta naissance!

Maman te visite pour la 1ère fois à l’unité de néo-natalité!

Papa est tellement heureux et fier de son petit trésor!

Vie de papa: appréhension

Je vais être franc. La journée de demain me fait un peu peur. Je vous dirais même que j’ai passé une des journées les plus tristes depuis que nous sommes revenus à la maison.

Je pense à la journée de demain et je frissonne.

Vous le savez, c’est demain que Charles-Antoine aurait eu 1 mois. C’est quand même quelque chose 1 mois dans une vie de bébé.

Si je me remémore il y a un mois, je me rappelle de la peur et de la joie qu’on avait en cette veille d’accouchement… Confiance, espoir entremêlé de crainte…

Un peu les mêmes sentiments qui m’habitent face à demain. Confiance en l’avenir, espoir en des jours meilleurs et crainte de ne jamais revivre ce sentiment si fort qu’est la naissance d’un petit être si cher.

Et pour ajouter un peu aux appréhensions pour demain, c’est en grande partie seul que je passerai la journée. Cynthia est partie hier dans sa famille de l’autre bord du fleuve jusqu’à samedi. Mais, ne vous inquiétez pas trop pour moi, je vais tenir le coup! Promis!!

Avec la tempête qu’on annonce sur la région demain, on peut vraiment dire que demain sera une vraie journée de tempête; surtout dans mon coeur…

Quelques minutes avant l’arrivée de Charles-Antoine: confiance, espoir, crainte!

Vie de papa: un livre?

Plusieurs personnes m’ont suggéré d’écrire un livre sur notre histoire ou d’en publier un à partir de mes billets de blogue.

Je veux connaitre votre opinion.

Qu’en pensez-vous?

Seriez-vous intéressé à lire notre histoire? Seriez-vous prêt à payer pour le faire alors que je publie mes billets de blogue gratuitement? Est-ce que je devrais recommencer l’histoire à zéro? Est-ce que je devrais partir de mes billets de blogue pour publier quelque chose? En format numérique seulement ou encore un "vrai" livre?

Une chose qui est certaine, si jamais un projet du genre devait se concrétiser, une grande partie des profits seraient remis aux organismes que nous supportons (lire: Vie de papa: des DONS svp!).

Alors, je vous le redemande, qu’en pensez-vous? Et ne soyez pas gêné pour me donner le fond de votre pensée.

Merci beaucoup!

Vie de papa: un jour à la fois

Il y a quelques jours, je vous disais que depuis notre retour à la maison, tout se déroule une chose à la fois, une petite mission par jour (lire: Vie de papa: une chose à la fois). Quelqu’un m’a écrit quelque chose sur ce blogue qui me pousse à continuer un peu plus loin cette réflexion.

En gros, ce qu’elle disait est qu’une grossesse et la naissance d’un enfant nous amènent à penser beaucoup au futur. À qui ressemblera-t-il? Comment va-t-il se développer? À quel âge va-t-il marcher? Parler?

Dès que nous apprenons que bébé s’est bel et bien installé dans le bedon de maman, on regarde vers l’avenir. Il faut déjà se mettre à penser à sa chambre de bébé, à ce que nous devrons acheter, à ce que telle ou telle personne pourra nous donner.

Lorsqu’un événement comme le nôtre survient, ou pour tout autre type d’interruption de grossesse, il se passe une certaine déchirure. Le futur n’existe plus… On revient d’une façon assez brutale au présent.

Et c’est ce présent qu’il faut se réapprivoiser. Apprendre à vivre une journée à la fois, une chose à la fois.

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Demain, c’est l’anniversaire de notre beau trésor. Déjà un mois depuis cette journée magique où tu venais au monde. Je m’en souviens comme si c’était hier et mon dieu, il me semble que ça fait des années de cela…

Je crois que tout le monde ayant eu à vivre un deuil dit la même chose: les anniversaires et les dates spéciales sont les plus durs à passer. Je m’attends à une journée forte en émotion demain.

Il y a un mois, la veille de l’accouchement!

Vie de papa: et la maman elle? (2e partie)

Il y a quelques semaines déjà, environ un mois pour être plus précis, j’écrivais un billet sur ma copine. Sur ce qu’elle vivait à ce moment-là, selon mes yeux de père (lire: Vie de papa: et la maman elle).

Un mois plus tard, notre vie a beaucoup changé comme vous le savez…

Plusieurs ont la gentillesse (pas que les autres ne sont pas gentils) de s’informer sur l’état physique et psychologique de la maman.

J’ai beaucoup écrit sur mes états d’âme. Mais, et la maman elle?

Je vous rassure tout de suite. Elle va bien la maman. Au niveau physique, elle récupère bien de sa césarienne. D’ici quelques semaines, elle pourra reprendre un train de vie à peu près normal. Elle est formidable! Incroyablement forte aussi! Je pourrais ajouter des qualificatifs du genre pendant des heures. Mais, je crois que vous comprenez le message! Elle est extraordinaire. À chaque jour que je me réveille auprès d’elle et je n’en reviens pas de la chance que j’ai de l’avoir dans ma vie.

Ce n’est pas toujours facile d’accepter que notre beau trésor ne soit plus avec nous, mais de la savoir à mes côtés à me supporter de la sorte, je me considère choyé. Évidemment, elle a des hauts et des bas; qui n’en aurait pas à notre place. Heureusement, on dirait que nos "petites crises de larmes" sont programmées à des heures différentes ce qui fait qu’on peut se supporter l’un et l’autre.

Plusieurs personnes m’ont écrit que les moments que nous vivons peuvent être très durs pour un couple, que nous devons rester unis pour passer à travers. Ne vous inquiétez pas. Notre amour est plus fort que jamais!

Une chance que je l’ai!

Mon amour, tu es la plus belle des mamans. Charles-Antoine et moi savons la chance que nous avons de t’avoir dans nos vies. Notre petit trésor a eu toute une mère! Une maman attentionnée, délicate, douce, amoureuse, etc. Je ne te croyais pas si forte pour passer à travers une telle épreuve. Je serai toujours là pour te soutenir, t’écouter parler (parce qu’on sait très bien que tu aimes ça parler) de notre petit prince et te rappeler à quel point je suis chanceux de t’avoir dans ma vie.

Je t’aime fort mon amour et je sais très bien que tous les deux, nous allons réussir à passer à travers cette terrible épreuve qui s’est dressée devant nous. Nous n’oublierons jamais Charles-Antoine, mais nous allons pouvoir continuer notre vie sans lui. Et, un beau jour, je sais que tu seras la maman d’un petit frère ou d’une petite soeur à Charles-Antoine et ce nouveau petit bébé sera tellement chanceux d’avoir une maman comme toi!

Cynthia, la plus belle des maman avec le plus beau des bébés, Charles-Antoine!

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